Accueil Date de création : 07/07/07 Dernière mise à jour : 10/05/08 10:17 / 111 articles publiés
 

Biographies

Biographie de DJ Abdel  (Biographies) posté le lundi 24 septembre 2007 12:21

DJ Abdel ne doit pas sa popularité au hasard ou à un brusque coup de projecteur. Depuis son adolescence, ce passionné mixe et expérimente, imposant son style en parfaite adéquation avec les attentes du public. C'est en animant des soirées qu'il apprend le contact, la réactivité et se risque à réinventer un métier qu'il transforme.
Il débute aux côtés de Dee Nasty, accompagne la troupe de danseurs Black Blanc Beur dans sa tournée à travers vingt-cinq pays. De ce périple musical et géographique, DJ Abdel rapporte une expérience et une maturité rares. Dès lors, tout s'enchaîne aussi rapidement que logiquement. Il contribue au développement de Double H Productions, le label référence du hip hop. Parmi ses albums, on trouve " Double H DJ Crew ", " Collectif Rap 2 ", " R&B International 2000 ", " Hip Hop Soul Party IV " puis " Hip Hop Soul Party V " et " Total RNB ".
Chacun de ses succès est pour DJ Abdel l'occasion de tenter de nouvelles expériences et d'élargir son registre. En 1998, Canal+ fait appel à lui pour redynamiser l'orchestre de " Nulle Part Ailleurs " ; il signe les habillages des spectacles de Jamel, Gad Elmaleh, Danny Boon, mais aussi de la sitcom " H " et très récemment de la série animée " Funky Cops ". Pour le cinéma, il compose pour GAMER, LA SQUALE et LA VERITE SI JE MENS 2 qui lui vaudra une véritable reconnaissance.
Parallèlement, DJ Abdel sortira deux albums références, " A l'Ancienne " puis " A l'Ancienne 2 " qui acccroîtront encore sa popularité, particulièrement auprès de la jeune génération. Sur Fun Radio, il anime la tranche 18 h-20 h des week-ends.
Au-delà de son succès de D.J., Abdel sait faire preuve d'un authentique talent de mélodiste et d'un sens du rythme qui le placent bien au-delà des limites du genre.



DJ ABDEL PAR LUI-MÊME

UNE PASSION QUI SAISIT SA CHANCE

" J'ai commencé dans ma chambre, avec un double-cassette. J'avais dix-sept ans. Je mélangeais, j'arrangeais. Ensuite, j'ai fait la même chose pour des potes qui s'occupaient d'après-midis dansants pour la mairie de Clichy, ils avaient besoin d'un D.J., je me suis lancé. Devant un public, c'était l'aventure ! Cette première expérience m'a donné le goût du contact.
" Ensuite, nous avons voulu tenter de faire une vraie soirée. Etant donné que nous n'étions pas très connus, nous nous sommes dit que ce serait bien de prendre un grand D.J. Nous étions fous de Dee Nasty, notre dieu des platines. Il n'habitait pas loin, nous lui avons demandé, il a accepté. J'ai mixé avec lui. Ce soir-là, j'ai eu une sorte de déclic. En le regardant faire, en l'écoutant donner, j'ai tout compris du métier.
" J'ai pris conscience qu'un D.J. n'était pas seulement un type qui passe des disques, c'est là que j'ai découvert qu'il fallait une oreille, un talent de musicien pour recréer quelque chose à partir d'une matière existante.
" A partir de là, dans ma chambre, j'ai travaillé toutes les nuits, j'ai expérimenté. J'ai revu Dee Nasty un mois plus tard, et ça a été le début d'une vraie amitié. Il m'a donné ma chance. J'avais à peine dix-huit ans. Il travaillait avec une compagnie de danse qui s'appelait Black Blanc Beur. J'ai d'abord fait l'un de ses remplacements, et puis lorsqu'ils sont partis en tournée, Dee Nasty était pris, alors j'y suis allé.
" Pendant cinq ans, nous avons traversé vingt-cinq pays, un spectacle tous les trois soirs avec une nécessité de professionnalisme très formatrice. La chorégraphie était synchronisée à la milliseconde. On a joué aux Pays-Bas, beaucoup en Allemagne, en Australie, et je me souviens d'un spectacle incroyable à Stockholm, en Suède, en plein air, devant 20 000 personnes. Une expérience fabuleuse. "

LA RENCONTRE D'UN TALENT ET DU PUBLIC

" J'étais à New York, je travaillais pour Emmaüs lorsque j'ai rencontré Cut Killer. Il est d'origine marocaine comme moi, nous sommes tous les deux fans de basket. Je lui ai fait visiter Harlem et on s'est liés d'amitié. Il est maintenant mon associé.
" C'est lui qui m'a encouragé à faire des cassettes de mes mix. Je n'avais pas de studio, alors j'allais chez lui à Strasbourg Saint-Denis sur un petit quatre pistes.
" J'aimais bien mélanger le jazz, le hip hop old school, et puis le R&B. J'ai commencé par une première cassette, vendue aux potes dans la rue. A l'époque, j'en ai d'abord vendu cinq, puis dix, puis vingt et ainsi de suite. On a dû finir à cinq cents, un vrai triomphe ! On se faisait connaître comme ça, c'était la base, tout partait de la reconnaissance de la rue. Avec l'argent, on pouvait se payer des disques. Les gens dupliquaient vos cassettes et votre nom se répandait. De cassette en cassette, le nom de DJ Abdel a commencé à circuler. A chaque fois, la diffusion augmentait et puis on a commencé à nous appeler pour des soirées. Avec Cut, on a voulu se structurer, se donner une vraie base pour avancer. Lui et East, un rappeur aujourd'hui disparu, ont eu l'idée de créer Double H Productions. Tout a démarré. "

LE STYLE, LE RYTHME ET UNE ECOUTE

" Le concept de " A L'Ancienne " est né progressivement, de mes goûts et de ce que je faisais dans les soirées. Je l'expérimentais déjà lorsque je faisais des cassettes. Le public réagissait vraiment bien et cela correspondait à ce que j'aime. J'ai rodé le principe peu à peu, pour le pur plaisir et puis à un moment donné, j'ai eu assez de matière pour faire un album. Le succès a été immédiat. Ma notoriété a poussé la nouvelle génération à écouter. Ils ont découvert toute une période musicale qu'ils ne connaissaient pas, ils ont trouvé le funk, plein d'autres rythmes et de mélodies.
" A la base, je mixe des disques qui ne sont pas mes œuvres. Tout se fait dans les soirées, je me laisse aller, je propose. Au début, on est seulement là pour faire danser les gens ; ensuite, avec un peu d'expérience, les gens viennent aussi pour écouter ce que l'on peut faire de particulier.
" Je fais au minimum une dizaine de soirées par mois et pendant les tournées, c'est une par jour. J'ai besoin de ce contact, de l'énergie que donne une foule qui réagit, c'est quelque chose de très fort, d'extrêmement motivant. C'est un échange immédiat, entre un rythme, une recomposition et le flux perceptible des gens qui ressentent. C'est ma seule drogue.
" Souvent, dans les soirées, les D.J. prennent des a capella et les mixent avec une autre musique, cela donne des remix, en live. Je me suis dit qu'on pouvait trouver des morceaux qui allaient bien ensemble. Naturellement, j'en suis venu à composer, à créer mes propres musiques avec des claviers. On était déjà dans autre chose de plus personnel. Je me suis fait un peu une spécialité du genre. J'ai commencé à m'équiper, j'ai continué à travailler. "

A LA CONQUETE DU DIRECT

" Canal+ cherchait un D.J. pour redynamiser l'orchestre de " Nulle Part Ailleurs ". J'ai passé une audition. Au début, ils ne savaient pas qu'un D.J. pouvait faire tout cela, moi-même je me demandais comment j'allais pouvoir prendre ma place là-dedans. Qu'est-ce qu'un D.J. connoté hip hop pouvait faire avec un orchestre ultra pointu et plutôt rock ?
" J'ai commencé à jouer dans les breaks, ils ont compris que ce que je faisais s'insérait comme un instrument supplémentaire, un autre potentiel. Ils se sont rendu compte de ce que je pouvais apporter. Peu à peu, je me suis retrouvé à donner le tempo. J'ouvrais et ils embrayaient. A chaque intro, je devenais le métronome. Nous avons tous pris nos marques, j'ai rajouté des voix, on s'est bien amusés.
" Avant cette expérience, j'arrivais à caler des vitesses ; là j'ai en plus appris à mélanger des harmonies. On jouait tous les genres, tous les rythmes, il fallait sans cesse saisir, s'adapter.
" Jouer en direct est une autre pression. Je n'avais plus le public des soirées, les gens étaient passifs. Au début, c'est un peu déstabilisant de jouer devant des jeunes immobiles, et puis il fallait démarrer au quart de tour. On avait une répétition à dix-huit heures, mais de là au direct, on avait le temps de refroidir... Il y avait les interviews et puis soudain, c'était à nous et il fallait tout donner, sans aucun droit à l'erreur à cause du direct. Je me souviens d'un soir particulièrement surréaliste où Gorbatchev était l'invité de Guillaume Durand. Entre leurs conversations sérieuses, on se déchaînait. Je garde un excellent souvenir de cette période ; l'équipe était vraiment bonne et on faisait ça avec beaucoup de plaisir. L'étape Canal m'a apporté une autre notoriété, une reconnaissance. D'autres gens ont découvert mon nom et mon travail. J'ai dépassé le cercle des initiés pour aller vers un public plus large. Le seul problème se situait au niveau de l'emploi du temps. On était quotidiens, je n'avais plus le temps de rien faire, j'assurais moins de soirées. Il fallait prendre garde à ne pas s'user.
" Depuis que j'ai arrêté, j'ai l'impression d'avoir du temps, je peux me consacrer à plein de projets. Maintenant, j'existe en dehors de Canal et c'est très bien, mais si le groupe me propose de revenir sur un autre genre de projet, humainement ça me tente.
" La radio est encore une autre expérience. Je suis maintenant sur Fun Radio, tous les week-ends, de 18 à 20 heures. Même si l'émission est interactive, il manque un peu le public. Quand je mixe, j'imagine les auditeurs chez eux, ça me bouge. Là aussi j'ai réussi à apporter quelque chose d'imprévu, d'un peu différent. J'aime bien arriver sur un secteur que je ne connais pas bien et donner quelque chose d'inattendu, un autre angle, un autre style. "

LE SECRET DES PLATINES

" Peu à peu, j'ai gagné ma place ; la notoriété m'a surtout permis de me sentir suffisamment en confiance pour développer mon propre style. Aujourd'hui, je n'applique plus seulement mon style à des soirées. Je fais des musiques de films, j'ai travaillé pour des spectacles, des séries. Notre métier offre la chance de toucher à beaucoup de choses différentes.
" J'ai vraiment envie de tenter des choses, d'aller découvrir. Je suis ouvert, je ne calcule pas, je prends ce que la vie me tend, je me lance au coup de cœur. Les gens avec qui je travaille me motivent autant que les projets eux-mêmes. J'ai une approche très humaine. C'est important pour moi, on ne fait pas du bon boulot si l'ambiance et le cœur n'y sont pas.
" Même maintenant, avant chaque soirée, j'ai encore ce flip, ce trac qui fait bouger, qui oblige à donner le maximum, il ne faut jamais perdre ça.
" La force d'un D.J., c'est d'être à l'écoute des gens, de leur apporter ce qu'il est dans ce qu'ils veulent. A la longue, avec le public, on peut avoir une sorte de relation affective, une confiance de sa part, et lui faire découvrir des morceaux qu'il n'écouterait pas forcément. On devient une sorte de caution, de label qui peut amener les gens à aller là où ils ne pensaient pas. Je suis toujours à l'affût des nouveautés, à l'écoute de ce qui va venir. Les D.J. sont souvent des précurseurs.
" Mon premier rêve, c'était de pouvoir être un jour D.J. résident en boîte. J'en ai rêvé longtemps. Et puis les choses vont vite, on ne prévoit pas forcément ce qu'on devient. Je crois que ma chance, c'est de ne m'être jamais posé de questions. Vivre de la musique, faire ce que j'aime à longueur de soirées, c'était tellement inaccessible pour moi que je n'y ai pas cru. Je l'ai fait par passion, sans trop m'interroger. C'est le secret, je crois. A force de n'avoir rien à perdre, on finit par tout avoir à gagner. "


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Biographie de DJ Paulette  (Biographies) posté le lundi 24 septembre 2007 12:16

 

 'MADE IN MANCHESTER'

 

Paulette est née à Manchester. La plus jeune d’une famille de 8, Elle commence à collectionner des disque en choisissant (OK, en dérobant!) les perles des collections convoitées de chacun de ses frères et sœurs. A l’âge de sept ans, elle cite déjà fièrement en exemple tout ce qu’elle connait de David Bowie à D-train et Diana Ross, de Herbie Hancock à Human League, de Earth Wind and Fire à Ella Fitzgerald, et bien d'autres encore dont les disques et les influences l'ont finalement décidée à constituer sa propre collection (en les achetant !). Aujourd'hui, sa collection est bien plus grande que toutes celles réunies de la famille !! A l'âge de 12 ans, après avoir acheté ces premiers vinyls chez “Spin Inn”, une boutique spécialisée de Manchester, c'est une véritable passion qui commence entre la future Dj et les petites galettes de cire. Une romance qui depuis n’a jamais cessée.

Un an plus tard, vêtue d’un ensemble affreux mais tellement à la mode dans les années 80, elle goûte à ses premières expériences de clubbing au “Cagney‘s” à Liverpool (un club underground et sympa pour post Punks, new romantics et soul boys) et ne peut bientôt plus s’en passer. La mode, la musique et les clubs semblent tracer les chemins de l’avenir.

Après quelques années de clubbing, de mannequinat et de danse, Paulette joue son premier set au très célèbre “No 1 club” à Manchester. Leur succès se répand vite et elle obtient bientôt sa première résidence à la légendaire “Hacienda” (le club au soirées de 24 heures où exercent entres autres Mike Pickering, Graeme Park et Laurent Garnier) aux soirées Flesh de 1991 à 1995. Sa réputation grandissante, elle déménage à Londres en 1994 où elle devient Dj résidente de clubs légendaires tels que le “Heaven”, aux soirées Garage Club, ou le “Zap club” à Brighton (résidence de Carl Cox).

Dès lors Paulette a multiplié ses résidences avec des soirées régulières aux “Ministry of Sound”, “Heaven”, “the Cross”, “Fabric”, “Neighbourhood”,
“Pacha” et ses activités en gagnant un disque d’or récompensant son travail
à la tête de l'équipe des relations publiques du département Dance Music de Mecury Records, en travaillant au lancement de Defected Records, en étant directrice de promotion de Azuli Records et en étendant sa carrière de DJ sur toute la planète. En Décembre 2004, suivre de nouveaux chemins l’amène à Paris où elle trouve aussitôt de nouvelles résidences au “Redlight” et sur Radio FG.

Aux platines et dans les clubs, elle montre une incroyable capacité à comprendre ce qu’il convient au dancefloor, qu’il s’agisse de le secouer avec de l’électro-house ou de la séduire avec une sélection plus soulful. Performer au devant de la scène et organisatrice en coulisses, Paulette avoue sans honte être complètement accro à la dance music, mais il s'agit en fait, de répandre son amour et sa passion de la musique. Les sets qu’elle joue reflètent la musique qu'elle aime et qu’elle collectionne, toujours funky, sexy, dynamic, dirty, different, groovy et nasty avec l'énergie d'une bombe atomique et de son Ten thousand Megawatt smile!!

DJ ACHIEVEMENTS
1st female DJ Resident – LE REDLIGHT, PARIS (april 05 - present)
1st female DJ Resident – MINISTRY OF SOUND INTERNATIONAL TOURS (2000 – present)
DJ Magazine - Top 150 DJs: November 2001
1st female DJ with a sell-out tour in India (Ministry of Sound 2001)
One of the first UK DJs to mix a dance music compilation (Gold disc for sales of over 150,000 copies of the Club Mix 96 CD)
RADIO FG – HYPE UNDERGROUND – MONDAYS weekly (april 05)
Ministry of Sound radio – WEEKLY show (2000 – 2004).
Guest spots – Radio 1 and Kiss 100FM
‘OUT AND PROUD’ – WEEKLY MAGAZINE SHOW BBC RADIO 1 1994
TV Presenter - MTV, Channel 4, Granada, Sky One and Carlton. Judging Panellist - Bristish Academy of Composers and Songwriters Dance Awards 2002 and 2003.

LINKS
www.djpaulette.com
www.mixclub.fr
www.radiofg.com



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INTERVIEW JOACHIM GARRAUD  (Biographies) posté le vendredi 21 septembre 2007 13:30

Dj, producteur, compositeur, Joachim Garraud jongle entre ces différentes activités, gère au quotidien ses labels et co-produit des titres avec les Djs les plus connus. Sa compilation, “Ze Mixx”, sort en décembre et il viendra la présenter le 17 au Mix Club à Paris. Un rendez-vous à ne pas manquer !

 

Sur ton site Internet, tu te présentes comme Dj, compositeur et remixeur. On n’a pas l’habitude d’associer clairement la création de musique électronique à de la composition !
J’ai suivi une formation musicale car j’ai fait 8 ans de conservatoire avec le piano et les percus comme instruments. On commence par un cursus classique avant d’évoluer vers le jazz. J’ai vraiment eu une approche traditionnelle tournant autour de la musicalité, du solfège et de la pratique des instruments. Et bien entendu on m’a ouvert à la culture musicale en tout genre. Mais parallèlement à cela, j’ai toujours été attiré par les machines et à l’époque je faisais ce qu’on appelait du sound design. Ensuite la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) est apparue et m’a permis de faire converger les deux vers ma passion pour la musique.

 

Comment as-tu pu en faire ton activité professionnelle ?
J’avais plein de projets en tant que bénévole à l’époque : je mixais le soir dans les soirées, j’étais animateur de radio et du jour au lendemain, on m’a dit qu’on pouvait me rémunérer. La transition s’est faite très naturellement. On a suivi l’école de la vie tout simplement. C’est beaucoup plus difficile aujourd’hui pour les jeunes Djs qui démarrent.

 

Que reste-t-il de ton passage au conservatoire dans tes mixes ? As-tu une particularité ?
Les gens sont toujours très surpris lorsque je sors un clavier, et que je leur joue quelque chose en live. Pour la petite anecdote, lors de la techno parade, j’ai joué du clavier en live devant 300 000 personnes avec un masque d’extra-terrestre sur la tête. Ca a fait son effet : les gens se sont mis à hurler.

 

Et tes remixes : tu as remixé les plus grands artistes. C’est toi qui vas vers eux ou eux qui te demandent ?
En Général ce sont eux qui me contactent. En fait je suis plus connu dans le milieu professionnel que par le grand public. Je travaille avec David Guetta depuis 1999, j’ai beaucoup collaboré avec Jean-Michel Jarre et tout circule. Par exemple, c’est le directeur artistique de Mylène Farmer qui m’a contacté, et quelquefois c’est l’artiste en direct, comme plus récemment Ceronne ou Dahool.

 

Et tu les rencontres ? Comment cela se passe, tu as des consignes ?
Pas toujours. Quand on travaille avec des internationaux, on fait pas mal de choses par mail. Pour Kylie Minogue, nous l’avons rencontrée qu’après. Ca aide tout de même de pouvoir échanger sur la fibre artistique. Ensuite j’essaie d’avoir carte blanche. En fait, je suis presque certain, au moment où j’accepte de faire le remix, de pouvoir apporter au disque ce qu’il manque pour en faire un titre efficace sur le dancefloor. Je suis ni plus ni moins un chef cuistot à qui on ferait appel pour relever un plat et qui connaît bien ses recettes. Le remixage est du travail de mise en scène à partir d’une histoire déjà existante. C’est la même chose pour la composition pure, sauf qu’il faut inventer l’histoire. Et ça tombe bien, j’ai beaucoup de choses à raconter.

 

Et la prod ?
Aujourd’hui la façon de travailler n’est plus la même qu’il y a 10 ans : le numérique a tout changé. Là où il fallait 5 ou 6 personnes pour parvenir à un résultat, 1 seule suffit aujourd’hui pour concevoir, écrire, produire, réaliser et même diffuser une oeuvre. Moi, j’aime ça ! Parce que cela donne beaucoup plus de liberté d’expression et une certaine indépendance. Ayant la chance de maîtriser certains outils de création, de savoir déchiffrer une partition et en même temps de prendre beaucoup de plaisir à jongler entre les différents corps de métier, je peux consacrer mon temps exclusivement à la production et la composition musicale sans être freiné par des problèmes techniques !

 

Et pour diffuser tes créations, tu as créé différents labels. A quelle musique sont -ils associés ?
‘Gum Record’ est le label réservé aux productions de David Guetta. ‘F*** me I’m famous Records’ regroupe toutes les productions destinées aux dancefloors. On y trouve de la musique pointue, souvent instrumentale et spécialement dédiée aux Djs. Gum prod’ produit de jeunes artistes qui créent un musique plus pop pas forcément adaptée au dancefloor. Le tout est chapoté par Square prod, la maison mère.

 

Tu es un producteur très actif !
On peut dire ça comme ça. J’essaie de produire 2 albums pour l’année prochaine. Mon actu : les remixes de ‘Alone in my Room’ de Skin, ‘I’ve got a life’ d’Eurythmics et ‘Who is your dady ?’ de Benny Benassi, tous 3 co-produits avec David Guetta. Egalement, le remix de ‘Supernature’ de Cerrone, celui de Da Hool et mon premier maxi sous mon nom : ‘Rock the choice’, ce dernier est remixé par Sébastien Ingrosso et Lifelike sur le label F*** me I’m famous Records. Le 17 décembre, je fais un live au Mix à Paris pour fêter la sortie de ma 1ère compilation ’ZeMixx’ qui sort, elle, le 06 décembre chez Virgin. J’y ai mis mes dernières compositions, les derniers remixes exclusifs et tous mes coups de cœur. En fait ce ne sont que des titres que j’adore jouer. C’est une playlist très avangardiste, mixée non stop, avec des titres inédits et les futures bombes des Dancefloors en 2006 !

 

Une tournée après ?
Juste quelques dates au Japon, en Chine, en Australie et en Europe de l’est. Mais rien de très lourd car en janvier, nous nous consacrons, David Guetta et moi, à l’écriture de son prochain album.




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INTERVIEW BOB SINCLAR 2006  (Biographies) posté le vendredi 21 septembre 2007 13:28

Bob Sinclar peaufine son quatrième album qui sortira au mois de mars prochain. L’occasion pour nous de mettre en avant son parcours de producteur parfois un peu mis de côté par son activité DJ. Et pour ceux qui connaissent moins bien le producteur, la possibilité de découvrir un artiste qui n’a cessé d’évoluer. Interview.

Bob Sinclar est l’un des plus grands Djs français, au même titre que David Guetta et Martin Solveig. Une banalité de dire cela. Mais faut-il rappeler que les Djs de sa trempe font deux fois le tour du monde par an et conjuguent souvent leur carrière avec une activité intense de production ? Bob Sinclar pour sa part, a débuté sa carrière de Dj en 1988 sous le nom Mighty Bop, et se délecte surtout à cette époque des sons hip hop et de nouveaux mélanges musicaux. En 1990, son label Yellow production voit le jour. Il prend le nom de Bob Sinclar en hommage au personnage de Jean-Paul Belmondo dans le film “le Magnifique” à peu près à la période où il se met à la production de musique House. Le travail, le temps et le talent ont fait celui que l’on connaît aujourd’hui.

 

Comment se fait-il que ton premier album soit sorti en 1998 alors que tu as commencé ta carrière Dj 10 ans plus tôt ?
Parce que j’ai commencé à produire de la musique club seulement à partir de 1997. Avant cela, j’étais à fond dans la musique acid jazz, trip hop, hip hop. Nous étions dans la veine des labels anglais tels que ceux qui ont produit des gens comme Jamiroquaï. En 1997, j’ai eu envie de passer ma musique en club mais cela n’a pas du tout marché. Le son était trop différent. Entre temps, lors d’un voyage à New York, j’ai vu Kenny Dope des Masters at Work à l’œuvre, en train de jongler entre la musique hip hop et house, m’apercevant que ces deux styles n’étaient pas si incompatibles au final et qu’il fallait surtout adapter le son.

 

De ton premier album Paradise à celui que tu t’apprêtes à sortir, comment as-tu évolué ?
Paradise est composé exclusivement de samples, sans aucune restriction. N’étant pas du tout musicien, je n’étais pas capable de composer des mélodies. L’album a tout de suite bien marché, j’avais trouvé la clé pour pouvoir passer ma musique en club. Ca a vraiment été la première étape. Ensuite j’ai composé l’album Champs Elysées en 2000 sur lequel on retrouve encore des samples mais où beaucoup de musiciens sont intervenus. J’ai rencontré de nouvelles personnes et me suis frotté à de nouveaux métiers. Vient ensuite ma rencontre avec Cerrone avec qui j’ai beaucoup appris et celle avec Alain Wisniak, l’un de ses compositeurs. Alain m’a apporté le côté mélodique et m’a permis de faire figurer beaucoup de créations sur l’album III, dont : “Kiss my eyes” et “The Beat Goes On”.

 

Tes albums reflètent ton cheminement, on te voit en train d’évoluer et de t’enrichir.
C’est très simple : mon point fort, c’est de faire du neuf avec du vieux, ce sont les arrangements et le travail sur le son. Tout cela découle de mon expérience de Dj et je suis très heureux d’être entré dans la production par ce biais parce que j’ai une bonne vision du son. C’est lui qui fait la personnalité et la force d’un artiste, c’est ce qu’il y a de plus important. Les Daft Punk en sont un très bel exemple puisque leur premier album s’est vendu comme des petits pains alors qu’il n’y a aucune voix dessus, mais le son est surpuissant ! Parallèlement, j’ai constamment envie d’apprendre différentes facettes du métier, c’est pourquoi je travaille avec d’autres personnes. Et je suis content de progresser sur ces autres points.

 

Tu considères que tu as ton son ?
Non, et je ne l’aurai jamais, mais c’est ce qui fait avancer d’ailleurs ! Et puis, pfffffff, quand on a des idoles comme Prince, on reste humble ! Mais je vis ma passion chaque jour et c’est en cela que je suis un artiste. Et quand je me retourne sur ce que j’ai fait, je suis content parce que j’ai évolué et beaucoup appris.

 

Alors parlons-en de cet album qui va sortir !
Je dirais que cette année 2005 est un tournant parce que c’est la première fois que je compose des mélodies seul. Ca fait plaisir. Sinon, pour l’album, ça se passe plutôt bien. Je n’ai aucune envie de me prendre la tête et de me mettre la pression. La sortie est prévue début mars chez Barclay. Maintenant, il me reste à unifier la couleur de l’album, c’est très important. J’aime toucher à toutes les musiques, du coup ça part un peu dans tous les sens et il est nécessaire d’unifier le tout par le son. C’est le fil conducteur. Du point de vue des sonorités, il va y avoir des teintes hippies un peu flower power, beaucoup de légèreté et de désinvolture. Ce qui implique pas mal de guitares et plus de chant. S’ajouteront à cela quelques morceaux à la couleur pop, d’autres plutôt blues pour une couleur d’ensemble black exotique. Il s’intitulera “One Love”.

 

Peut-on parler de maturité ?
Non, je n’aime pas ce mot qui écrase la fraîcheur des choses. J’aime le côté enfantin, l’amusement et la spontanéité. “Love génération” est un bon exemple. C’est comme une petit rengaine nostalgique que l’on peut chantonner de manière très simple et qui dégage plein d’énergie positive. Mais au moment de produire, c’est quitte ou double : comment savoir si ce que tu ressens va être en adéquation avec ce que ressentent les autres personnes ? C’est pas évident ! Et puis au bout d’un moment on se jette à l’eau. Ce qui a vraiment été super, c’est que ce morceau a fédéré plusieurs générations.

 

Grâce en partie au succès de la Star’ac.
Dans un second temps oui. Mais “Love génération” est sorti en mai 05 pour le dancefloor et s’y est fait son nom. Je crée de la musique pour les DJs exclusivement. Le fait qu’une partie soit reprise pour une émission populaire ne me dérange pas. Je suis resté cohérent dans la démarche. Le titre vit sa vie et s’il marque plusieurs profils de personnes, tant mieux.

 

En parallèle à cela, tu as bien sûr ta carrière de DJ, ton label Yellow Production, tu a aussi sorti un best of avec un DVD en 2004 et tu as mixé la dernière compilation Defected “In the House”, sortie en septembre dernier...
.../...

Commençons par Yellow production.
Le label se porte très bien. Les choses ont évolué, le marché aussi. Il y a eu cette période faste où l’on assistait à l’explosion de la scène française avec Fcom, St Germain, MC Solaar aussi. Aujourd’hui, les gens se cherchent, le son semble un peu plus formaté mais il y a des ouvertures, des pistes. Et la scène française n’est pas dénigrée à l’étranger. Nous sommes encore présents et considérés comme des artistes à part entière aux yeux des labels anglais et américains, précurseurs de la musique électronique. Pour revenir directement à Yellow Production, ce n’est pas un label dance. C’est pourquoi j’ai créé le projet Africanism, pour ouvrir de nouvelles portes. Au départ, nous avions remarqué avec Dj Grégory et Martin Solveig, qu’il y avait des morceaux funk et disco dans le monde entier. Nous sommes partis de là, en collectant autant de titres que possible pour créer notre propre univers. Ce qui était au départ une succession de titres est devenu un véritable phénomène. Ce projet est vraiment à l’image d’un collectif, propice à de nouvelles rencontres et pour lequel on met notre ego de côté. Il permet également à certains artistes de créer des choses insoupçonnées qui sortent de leur musique habituelle et ça, c’est très intéressant.

 

L’année dernière, tu sors un best of accompagné d’un DVD.
Ce qui n’est pas évident, parce que cela peut paraître très vite égocentrique ! Mais comme la starification des Djs a tendance à donner des images quelque peu erronées sur notre métier, le DVD explique un peu notre métier : c’est avant tout une passion pour la musique que nous partageons entre amis, sorte d’émulation positive pour savoir qui a déniché les dernières nouveautés. Et puis cela permet aussi de relativiser : le Dj doit avoir du talent pour faire décoller les foules et produire sa musique. C’est un fait. Mais restons modestes par rapport aux grandes stars du Show-biz et à des gens comme Robbie Williams qui chantent et dansent en plus.

 

Et la compile In the House ?
Elle a été produite par le label Defected. Trois cds en tout, et un certain exercice de style à mon sens. Ce n’est pas facile de faire une compilation juste après l’été car les gens ont envie d’y trouver tous les tubes qu’ils ont entendus en vacances, et il faut garder de la place pour son univers musical. En plus, j’avais envie que l’on puisse écouter les disques les uns à la suite des autres. Au final, j’y ai mis de la musique club sur le premier, sur le deuxième, on trouve plus des classiques disco et une ambiance lounge sur le troisième. En tout cas, c’est un grand privilège d’avoir mixé cette compilation car les éditions précédentes ont été mixées par des Djs de renom : Dimitri from Paris, Sandy Rivera, etc. Du coup je me retrouve associé à ce petit groupe de Djs et c‘est très positif.

 

Qu’est-ce que qu’on peut te souhaiter ?
De rester égal à moi même, tout simplement.



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INTERVIEW ERIC PRIDZ 2006  (Biographies) posté le vendredi 21 septembre 2007 13:21

L’année dernière, vous avez tous vu le clip et dansé sur le remix “Call on me”, qui ont valu à Eric Prydz d’être propulsé parmi les noms les plus respectés de la musique house. Résident aux soirées Mynistry of sound, il a déjà à son actif une vingtaine de productions et semble poursuivre sereinement son chemin.

 

L’année dernière a été excellente pour toi puisque tu es devenu l’un des noms les plus réputés de la house. Comment se profile ce début d’année ?
En plus de mon activité de Dj, je me concentre sur la production de musique pour mes labels Pryda et Mouseville, et je planche sur deux albums, sous mes pseudos Pryda et Cirez D.

 

Est-ce que cela a été facile de gérer l’énorme succès de ton tube “Call on Me” ?
Tout dépend comment tu réagis à tel succès. Pour ma part j’ai choisi de continuer ce que je faisais avant l’explosion de “Call on Me”, à savoir faire une musique nouvelle et toujours aller de l’avant.

 

Le clip vidéo a eu un réel impact pour asseoir la popularité du titre. T’y es-tu beaucoup impliqué ?
Pas du tout, je n’ai rien à voir avec la réalisation du clip. Ca c’était le boulot de l’équipe de Ministry of sounds.

 

Tu produis des tracks sous des noms différents : il y a Pryda, Cirez D, Axer, Dukes Of Sluca et Sheridan. Qu’est-ce qui fait qu’un morceau sort sous ton propre nom ou sous l’un de tes pseudos ?
Tous ces noms désignent un son unique et caractéristique. Mais aussi, c’est parfois agréable de pouvoir s’échapper et se cacher derrière un pseudo d’autant que certains servent pour les productions en collaboration avec d’autres artistes. Par exemple Axer correspond aux travaux que je sors avec Axwell, et Dukes Of Sluca à ma collaboration avec mon ami Andreas Postl.

 

Tu sembles aussi à l’aise pour remixer de la house ou de la techno, comme en témoigne le remix d’Alter Ego’s Rocker. Es-tu un adepte des deux genres ?
En fait, je n’aime pas quand on catalogue la musique dans des genres différents. Moi je produis de la musique électronique parfois triste, parfois gaie et même parfois avec un son très dur. Et je suis quelqu’un qui se lasse assez facilement, c’est pourquoi j’essaie toujours d’aller plus loin et dans différentes directions.

 

Parle-nous de tes deux labels. Comment décrirais-tu leurs sons, et comment envisages-tu leur évolution ?
Mes deux labels sont Pryda et Mouseville. Le premier comporte des morceaux électroniques, plutôt mélodiques et peut être un peu progressifs. Par le biais du second, Mouseville, je sors mes morceaux sous le pseudo Cirez D qui est plus dur et plus précis.

 

Tout comme ton ami Axwell, tu as commencé la music très jeune... Quelles sont les influences qui t’ont le plus marqué ?
Je dirais des groupes comme Depeche Mode et Kraftwerk, mais il y a eu aussi l’influence de l’italo disco comme ce qu’on trouvait sur les séries Max Mix.

 

Tu t’es forgé une solide réputation grâce à tes sets intenses qui à chaque fois enflamment le dancefloor. As-tu certaines habitudes, sorte de petits rituels, un peu avant ou lorsque tu t’installes aux platines dans un club ?
Cela dépend. Je m’assure toujours d’avoir sur moi mon Snus (tabac suédois) et beaucoup d’eau, mais si je joue en Suède, je vais toujours boire avec mes amis avant le set, c’est la tradition.

 

En février dernier, tu étais l’un des invités du sixième anniversaire des soirées Gravity qui s’est déroulé au 287 à Paris. Que penses-tu de l’atmosphère qui se dégage du clubbing et du public français ?
J’adore venir jouer en France, les gens y sont très réceptifs et sont capables d’ouvrir leur esprit pour accueillir un son nouveau. Sans compter qu’ils savent comment s’amuser ! Et il y a vraiment quelque chose que je trouve très marrant dans les clubs français, quand la foule se met à crier lorsqu’elle aime vraiment la musique et qu’une partie du club commence puis que l’autre répond par un chant. C’est vraiment bizarre mais aussi super cool, un peu comme au football, et on ne voit cela qu’en France.

Peut-être aurons-nous le plaisir de te revoir bientôt ?



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